
Fiou! L'Agile Tour Bordeaux est terminé, l'agiliste que je suis va pouvoir se reposer. Finis les lundis soir consacrés à boire de la bière et manger des pizzas autour d'un backlog qui ne se vide jamais. Terminés les week-ends passés à réviser la série XP entre deux vidéos d'oncle Bob.
Vous me manquerez chers organisateurs! Bien heureusement notre consanguinité est telle que je suis amené à croiser la moitié de l'organisation plusieurs fois par semaines... mais chut!
Le jeudi saintJeudi 29 octobre 2009. Il est 6h45 et le réveil sonne. Je soulève une paupière "X", puis une deuxième "P". Mon Dieu! C'est le jour J! Et là tout s'enchaine, petit déj, le chat, la douche, ma sacoche avec le portable et un kit de survie : une compote. J'arrive sur les lieux à 8h05, avec un léger retard, fâcheux défaut dont je ne me déferai jamais. Au LaBRI tout le monde s'agite, les salles se réorganisent, se flèchent et s'équipent, les badges s'étalent et les brassard se mettent. Tout le gratin est là : les organisateurs, les étudiants et
père Bézagu en renfort.
Le temps passe vite, il y a de plus en plus de monde. Je salue quelques amis et échange des mots dont je n'ai plus aucun souvenir. Mon esprit est ailleurs, en communion avec Beck il me semble. Mais que se cache t-il derrière la slide 93? Comment pourrais-je bien justifier le travail en binôme? Ouf! C'est l'heure de la plénière d'ouverture, ça va me changer les idées. Il y a beaucoup de monde, cet évènement n'est donc pas un pétard mouillé. Je suis rassuré, j'ai bien fait de demander autant de goodies et de militer pour une présentation ma société.
ExtrémismeLa session s'achève, il est 10h. Ma présentation commence dans 20 minutes, je suis plus que large. Je me saisie d'une compote et flâne quelque peu dans le hall. Je ne sais plus qui je croise mais cet obscure personnage m'informe que la salle simplicité est déjà pleine. WTF! Compote en main je me dirige vers le champ de bataille pour apprécier la situation par moi-même. C'était donc vrai... Je finis ma compote et pose tranquillement la cuillère sur la table. Je n'ose pas regarder l'auditoire. Bon je regarde mais très rapidement... oulalala, mes amis sont tous là et positionnés vers la droite. En face de moi et au fond de la salle se trouve père Bézagu. Un rang devant et en plein dans mon champ de vision est assise la délégation de ma société. Ça n'arrange pas mes affaires, je ne saurai pas qui regarder pendant la présentation. Ah si j'ai trouvé, près de moi se trouvent deux femmes, la charmante
Rachel Dubois et quelqu'un à qui je n'ai pas eu le plaisir d'être présenté.
Une minute s'écoule, Colin s'approche et me demande s'il ne serait pas judicieux de commencer, même en avance. J'aurais bien du mal à retranscrire, ici, toute la courtoisie dont il fait toujours preuve. Bien.
Tout le monde est près? Bonjour à tous, je suis Michael Borde et je vais vous présenter Extreme Programming.
Je parle, je bouge, j'explique, je me moque, je fais la morale et finalement je tourne la 104ème diapo : les questions! C'est passé tellement vite!
Je suis assez satisfait de ma présentation. J'ai fais deux erreurs d'enchainement de slide dont une que j'ai masqué assez vite dans un écran de fumée. Je n'ai pas fait d'accrochage majeur si ce n'est un bref passage où je dis que personne n'implémente intégralement Extreme Programming. Le "personne" était un peu extrême d'autant plus que j'avais clairement dis que le développement de Tiron embrassait pleinement XP. J'ai donc rajouté un "sauf moi" et tout de suite après, dans ma tête : "mais quel connard de prétentieux je suis!". Oui, il est facile de déraper en public, mais on ne m'en a pas tenu rigueur.
La séance de questions fut très intéressante et j'avoue avoir été mis en défaut par la 1ère. Une personne m'a demandé s'il fallait doubler toutes les compétences à cause du travail en binôme. En creusant un peu, il me demanda comment faire cohabiter un graphiste avec un développeur. Je n'ai jamais travaillé avec une telle personne, je ne pense pas en avoir côtoyé une d'ailleurs. Face à mon ignorance j'ai appliqué le principe de précaution et j'ai déclaré que cette association était peut-être une exception. Immédiatement après Rachel Dubois à contrebalancé mes propos en faisant part d'un retour d'expérience sur le sujet et validant ainsi l'association développeur/graphiste. Je ne me suis pas attardé sur le sujet et quoiqu'il en soit il aurait été difficile de lutter contre ce retour d'expérience. Dans les jours à venir, j'écrirai un billet sur ce type de binômage pour nuancer tout ceci.
Ensuite j'ai eu une question des plus classiques mais pas moins légitime : en début de projet qu'est-ce qui motive le choix de telle ou telle approche? Pourquoi Scrum, pourquoi XP? Y'a t'il une méthode plus adaptée selon un contexte? Je n'ai pas sombré dans la guerre de clocher Scrum/XP, j'ai simplement répondu qu'il n'y avait pas de silver bullet, qu'on utilisait ce qu'on connaissait ou ce qui était en vigueur, au niveau agilité, dans son organisation.
Il y eu bien d'autres questions mais vous pourrez observer ça dans la vidéos qui sera disponible dans quelques temps. Je publierai mes slides par la même occasion.
L'après XP fut beaucoup plus zen et sera décrit dans un prochain billet :)